Actus locales

ASTREINTE : La direction s’enferme dans une stratégie sans issue

Article publié le 17 septembre 2019
Le 7 février 2019 ont commencé des discussions avec les organisations syndicales sur des expérimentations astreinte appelé "intensité de la proximité", basées sur du volontariat.
 
Dès le départ, la FNME-CGT a réaffirmé son opposition à toutes expérimentations et qu’il fallait prendre le temps nécessaire pour traiter les problèmes posés dans leur ensemble à savoir :
 
  • le report des pannes (jusqu’à 24% des pannes) qui génère des indemnisations des usagers par ENEDIS à hauteurs de 65,8 millions d’euros en 2018 ;
  • le respect du temps de travail et de repos des salariés (représentant un montant de 72 millions d’euros de pénalité administratives pour ENEDIS) ;
  • la question d’emploi et du maintien des compétences.
 
Pas besoin d’expérimentation pour trouver des solutions puisque l’on connait les causes depuis bien longtemps.
Malgré ces constats reconnus, la direction n’a de cesse de s’enfermer dans sa logique et de fermer la porte à toute proposition de la FNME-CGT.
 
Fin mai, la direction nationale décide de mettre en oeuvre les expérimentations sur 6 DR (Bourgogne, Bretagne, Centre Val de Loire, Côte d’Azur, Pays de Loire et Alpes).
Les salariés accompagnés de la CGT s’organisent pour montrer leur opposition aux "bidouillages" proposés. Très peu, voir pas du tout, de salariés se proposent volontaires pour mener ces expérimentations.
En vain, sous l’impulsion du national, certaines DR forcent le trait et lancent coûte que coûte l’expérimentation (Bretagne, Bourgogne, Alpes...). Malgré nos alertes, les signes de dialogue des syndicats de la FNME-CGT, le projet est mis en oeuvre sans information/consultation du CE ni des CHSCT, tout en ne respectant pas les accords temps de travail/astreinte.
Pour la FNME-CGT, la défense de l’intérêt individuel et collectif, le respect de la réglementation, le droit à la santé, à la sécurité et des conditions de travail optimum ainsi que ses engagements à travers sa signature des accords temps de travail/astreinte priment sur toutes autres considérations.
Face à une direction qui s’enferme dans sa stratégie, les syndicats de la FNME-CGT n’ont comme seul recours, la saisine du Tribunal de Grande Instance de Nanterre pour faire stopper ces expérimentations !
 
Le TGI de Nanterre vient d’accepter notre requête contre ENEDIS et renvoie à l’audience de référé du 25 septembre 2019 à 14h00.
 
Pour la FNME CGT, les organisations à mettre en place, ainsi que les moyens associés pour un "dépannage" de qualité, doivent répondre à 3 objectifs incontournables :
  1. Le droit à la santé : le respect a minima du code du travail sur le temps de travail et temps de repos et des conditions de travail optimum pour les salariés comprenant le respect à la vie personnelle.
  2. Un Service Public de l’Energie : pour répondre aux besoins des usagers et des collectivités locales avec le dépannage 24h/24h sans discrimination territoriale (urbain, semi-urbain, rural…) sans report de dépannage.
  3. Une organisation structurante : pour garantir à court, moyen et long terme, l’emploi, le maintien des compétences, la qualité du service public de l’énergie et de lien social en proximité ressentie et vécue par les usagers.
 
La FNME-CGT appelle à continuer à faire signer la pétition en ce sens.
LA FNME-CGT appelle les salariés à se mobiliser ce jeudi 19 septembre !
 
 
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